Dix questions à… Patrick

Une petite interview avant le week-end, celle de Patrick… L’entraîneur du sprint est un ancien demi-fondeur ayant abjuré sa passion première, au point qu’il considère désormais toute personne dont la spécialité dépasse les 400m comme son ennemi personnel. Il hait cordialement tous les lanceurs sans exception ainsi que les perchistes… Mais sous ses dehors bourrus se cache, nous le savons tous, un petit cœur tout bleu, comme il nous l’a démontré lors de cet entretien…

De qui ou de quoi Patrick est-il en train de dire du mal à ses collègues? Du demi-fond?
Des lanceurs? Des horaires? De la musique qu’écoutent les jeunes? Mystère…

Salut Patrick, comment ça va?

Ça va.

Peux-tu te présenter en quelques mots?

J’m’en doutais qu’j’aurais horreur de ça…! Bon alors si tu veux j’ai 56 ans, une femme, une fille. Je suis Beauvaisien depuis presque toujours – enfin là, je suis Auneuillois.

Depuis combien de temps es-tu licencié au BOUC athlétisme? Quel y a été ton parcours?

J’ai pris ma première licence en 1971, donc ça fera 40 ans à la fin de la semaine (entretien réalisé le 11 juin, ndlr). Ma première compétition a été un 600m! J’ai eu une grosse éclipse de 1976 à 1986. En 1983 (j’habitais Amiens!) je m’entraînais mais mais je n’ai pas couru en compétition. J’ai commencé à entraîner en 1996, j’ai arrêté de m’entraîner sérieusement peu après.

Quelle a été ta plus grande satisfaction en tant qu’athlète?

Je l’attends encore… Si, peut-être d’avoir été quatrième d’un championnat de France vétérans à deux centièmes du troisième, en 1995 sur 200m. En 24″?, je me rappelle plus, mais il y avait du vent de face!

Quelle a été ta plus grande satisfaction en tant qu’entraîneur?

Là aussi je l’attends! Bon, je vais dire un nom, c’est Alassane parce qu’il était sérieux à l’entraînement… et Alexandre aussi, parce qu’il était sérieux également et que la longueur, j’aime bien!

Quels sont tes objectifs (pour toi et/ou ton groupe d’entraînement) pour la saison 2011/2012?

Moi, en tant qu’athlète, j’ai aucun objectif. A part mettre la misère à Thomas au poids l’an prochain et gagner un second pari. Pour mes athlètes, que chacun aille le plus loin possible, ça dépend: qualif aux régionaux, aux interrégionaux… Cette année, c’était un échec, pour tout un tas de raisons. Et je voudrais plus d’assiduité aux entraînements!

Comment tu vois le BOUC athlé dans dix ans?

Houlala… Ça j’savais qu’y’avait cette question-là… Ce qui compte, c’est les interclubs, au moins en N2, avec 300 licenciés, la même équipe d’entraîneurs renforcée année après année par des jeunes.

Si une bonne fée apparaissait et te proposait de devenir champion olympique 2012 dans une discipline, tu choisirais quoi?

Pour moi? Ben dis-donc, faudrait une grosse fée! Déjà, faut qu’elle me retire trente ans. Et là, je choisirais la plus belle course… le 200m! Pourquoi? Parce que c’est la plus belle, c’est tout. Et j’étais fan de Tommie Smith.

Quelle est ta chanson préférée?

Une de Brel, forcément… Allez, Ne me quitte pas! C’est fabuleux, ça… Faut que ce soit de Brel en tout cas!

Question vidéo: Tu peux nous montrer comment on lance le poids à plus de 7m32?

2 thoughts on “Dix questions à… Patrick

  1. Je re-pars dans une grotte pour une semaine… Donc rien avant vendredi prochain au mieux!

    Sinon, c'était une interview sympa avec beaucoup de monde, ça aurait pu lui mettre la pression à Patrick! Mais il a été comme à son habitude: mordant et incisif!

  2. Belle interview mais je suis déçu que Patrick n'ait pas évoqué son duel avec Spyridon Louis aux JO d'Athènes en 96, ni la fois où il avait mis une raclée à Jules Ladoumègue au 584 m haie. Heureusement que les Ukrainiens ont été plus magnanimes en lui construisant une statue à Donetsk en l'honneur de sa participation aux interclubs en 1997.

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